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ALLIAGE


Alliage, numéro 37-38, 1998



Fiction technique et résistance théologique



Maurice Olender


Plusieurs ruptures scandent le récit de la Genèse biblique. Elles marquent autant d'écarts dans le temps que dans l'espace, motivant des incursions de l'histoire et de la géographie. Première rupture : l'expulsion hors d'un jardin d'Orient, paradis que Hegel identifie, dans sa Philosophie de l'histoire, à " un parc où seuls les animaux peuvent demeurer et non les hommes " (1). ensuite, l'effacement des limites tracées sur le sol, lorsque les eaux du Déluge envahissent tout ; enfin, la grande brouille de Babel, moment éminemment politique où un tyran, le séducteur Nemrod, rêve de prendre le pouvoir pour créer une métropole, dominant un Empire, avec ses tours s'élevant jusqu'aux cieux. Lors du bouleversement linguistique de Babel, Dieu confond les sons et les sens. Dans la discorde, plus personne ne peut s'entendre.
D'emblée, rupture et mésentente sont au cœur du politique. Ce Dieu frappe en effet les hommes au centre névralgique de toute puissance d'organisation, de tout pouvoir politique, puisque ce sont la langue et le langage, instruments qui doivent servir à bâtir un empire démesuré, qui font l'objet d'un châtiment. Une fois les centres de communication et de médiation ainsi réduits en un lieu de confusion, tout partage, toute entente nécessaires à de l'organisation politique sont annulés. Mais comment comprendre ce tohu-bohu linguistique entraînant un état insensé? D'innombrables bibliothèques tentent d'éclairer la variété des interprétations de cet épisode que n'épuisent pas les six volumes de références et de bibliographie d'Arno Borst.
Dans un opuscule consacré à cette Confusion des langues, Philon d'Alexandrie, exégète juif écrivant en grec au début de l'ère chrétienne, précise ce qu'il entend par cet événement fondateur. Pour lui, " la confusion " (sugchusis) n'est pas un " mélange " (mixis), ni une " combinaison " (krasis), ni une " juxtaposition " (parathesis), ni une " séparation " (diakrisis) ni une " division " (tome) : elle est irrémédiablement une " destruction des qualités primitives " (phtora tôn ex arches). " Lorsque Dieu menace de confusion les raisonnements impies ", lorsqu'Il menace de confusion linguistique en prononçant la formule " Et là, confondons leur langage " (Genèse, 11, 7), cela signifie, pour Philon, l'intention divine de " dissocier le bloc du mal ", d'en " supprimer la communauté " (koinônia), d'en " annuler la solidarité ". Ce dernier terme (omologia en grec) signifie précisément " le langage concordant ".
À Babel, pour analyser les liens de la malfaisance, Dieu veut donc dissocier tout langage concordant et rendre ainsi chaque parcelle de perversité humaine " sourde et muette ", frapper toute parole nuisible de stupeur afin d'empêcher la construction de " la cité du Mal ". Il vaut la peine de souligner que le vocabulaire chimique de Philon, qui dit faire un exercice pratique (le verbe est ici dokimaz ô, mettre à l'épreuve, expérimenter) appliqué à la combinaison des solides et des liquides, appartient également aux registres du social et du politique.

Dispersio, confusio...

et

oblivio



Or, ce qui se perd à Babel, c'est la langue d'Adam, la langue divine aussi, celle, nous disent les Pères de l'Eglise, qui a servi à créer l'univers lorsque le Dieu de la Genèse biblique profère son Fiat lux... suivi de l'effet que l'on sait. Ainsi, saint Augustin, suivi par tant d'autres, s'interroge à propos de cette langue créatrice et originaire en se demandant : mais dans quelle langue Dieu a-t-il donc prononcé ces deux mots, Fiat lux ? Et en effet, en quelle langue ? Pour Augustin, comme pour la majorité des Pères de l'Église, la langue du Paradis est l'hébreu. Cette vision a perduré jusqu'au XIXe siècle, même si, dès le XVIe siècle, l'hébreu a souvent été mis en concurrence avec d'autres langues également dites primordiales. Dans les années 1800, le sanscrit, alors récemment découvert par l'Occident académique, prend la place de l'hébreu au jardin des langues du paradis.
Dans ce contexte, suivant l'inspiration de la revue Alliage, tentons à présent un traitement expérimental d'un problème d'histoire sémantique relevant à la fois des techniques de l'exégèse théologique, de l'histoire, de la philologie et de la linguistique, ainsi que de ce que serait une fiction technique.
Voici : la Genèse biblique, que ce soit en hébreu, en grec ou en latin, associe à l'épisode de Babel deux termes : la confusion des langues et la dispersion des peuples. À ces deux mots, confusio et dispersio, j'ai proposé de joindre un troisième vocable : oblivio — ici, l'oubli de la langue originelle. Ce terme, oblivio, apparaît, lié à des problèmes de langue primordiale, notamment chez Dante. Pourquoi l'oubli de la langue adamique pose-t-il un problème névralgique à l'Eglise ? Sans doute parce que si de la langue d'avant-Babel il ne reste plus rien, pas le moindre souvenir, le Christ, incarnation du Verbe divin originel et articulation de la langue de la grâce, ne pourra parler que la langue de la confusion, celle de l'après-Babel.
Nous sommes dans la 6ème section du Livre premier du De vulgari eloquentia, où Dante, au tout début du XIVe siècle, donne une version abrégée de l'épisode d'Heber. À ce héros salvateur de la langue des origines, figure à peine signalée dans la Genèse (notamment en X, 21), Augustin consacre une exégèse généreuse au Livre XVI de la Cité de Dieu . Éclairant notre propos, j'ai choisi aujourd'hui de vous faire entendre la leçon de Dante, aussi brêve qu'explicite.
" C'est dans ce type de langue que parla Adam (hac forma locutionis locutus est Adam) ; c'est dans ce type de langue que parlèrent tous ceux qui lui furent postérieurs, jusqu'à l'édification de la tour de Babel, qui veut dire tour de la confusion ; de ce type de langue ont hérité les fils d'Heber, ou Hébreux, comme on les nomme d'après celui-ci. À eux seuls, elle resta après la confusion (post confusionem remansit), afin que notre Rédempteur (ut Redemptor noster), qui devait naître parmi eux en tant qu'homme, puisse faire usage non de la langue de la confusion, mais de la langue de la grâce (non lingua confusionis, sed gratie frueretur). Ce fut donc l'idiome hébraïque que les lèvres du premier parlant créèrent (fuit ergo hebraicum ydioma illud quod primi loquentis labia fabricarunt ). "
Je n'entre pas ici dans les distinctions entre faculté de langue et idiome particulier, entre locutio, lingua, loquela, ydioma, termes qui ont donné lieu à des discussions importantes.
Dans ce même De vulgari, trois sections plus loin, Dante opte pour une autre version, plus tragique, du destin de la langue adamique lorsqu'il qualifie la " confusion " de Babel comme " rien d'autre que l'oubli de la première langue " (post confusionem illam que nil aliud fuit quam prioris oblivio). Cette vision pessimiste de Dante se radicalise encore dans le chant XXVI du Paradis lorsque l'auteur de la Divine comédie dit que la langue adamique s'est " éteinte " avant Babel, au moment où Adam dépassa les bornes qui lui avaient été prescrites, et qu'il fut alors expulsé du Paradis. Voici ce que dit Adam, dans la belle traduction de Jacqueline Risset :
" La langue que je parlai s'éteignit toute (tutta spenta)
avant qu'à l'œuvre inachevable
fût occupée la race de Nemrod. "

Plus d'un siècle après la mort de Dante, dans les années 1440, un théologien espagnol, Alonso Tostado, évêque d'Avila, rédige un commentaire de la Genèse où il détaille le récit de la tour de Babel. Il se demande comment il faut comprendre une telle confusion :
" Sur la manière dont cette confusion des langues s'est produite, on répondra que Dieu a troublé l'intellect de tous les hommes(Deus turbavit intellectus), et leur a fait oublier l'idiome qu'ils connaissaient auparavant (oblivisci idioma), rasant de leur intellect (radendo ab intellectu) cette disposition cognitive des mots (illum habitum cognitivum verborum) (...) comme signes des choses (signa rerum). "
Saint Bonaventure, il est vrai, avait déjà associé l'ère du Déluge à l'anéantissement et l'effacement (delere) du premier âge de l'humanité, en se servant du même vocable, oblivio — dans ses Conférences sur les six jours de la Création (Hexameron) prêchées entre Pâques et la Pentecôte de l'an 1273.
Par ailleurs, signalons encore dans le Talmud une archéologie de Babel évoquant les ruines et la géographie de la Tour. Ce texte talmudique conseille de ne pas se risquer à une incursion dans cette zone, ou, du moins, de s'y abstenir de toute respiration, car l'air ambiant frapperait instantanément d'amnésie l'explorateur égaré.
Si j'insiste sur cette forme d'amnésie linguistique, c'est dans la mesure où, majoritairement et dans la longue durée, pour les exégètes chrétiens du moins, les textes traitant de Babel soulignent combien, dans toutes les langues de l'humanité, on retrouve toujours des restes de l'hébreu primordial. Certains veulent même y reconnaître des structures permanentes, une raison concordante que Babel n'a pas pu effacer lors de la confusion, enfin, une rationalité relevant de l'idiome adamique identifiable dans tous les parlers humains. Je pense ici au traité sur la " Raison commune à toutes les langues " d'un théologien suisse de la Réforme, Theodor Bibliander, publié en 1548.
Ces quelques indices textuels incitent à faire l'observation suivante : sauf exceptions (et il y en eut), les érudits, juqu'au XVIIIe siècle, privilégient une archéologie des origines linguistiques de l'humanité, alors qu'au XIXe siècle, on voit certains auteurs élaborer, avec autant de détermination que de difficulté, grâce notamment aux développements de la grammaire comparée, une autre manière de concevoir le passé le plus lointain de l'humanité linguistique. On veut montrer alors, après William Jones, que l'origine des langues est désormais hors d'atteinte : tel est le cas, notamment, pour l'origine des langues indo-européennes — ce continent en pleine expansion coloniale qui sera également la grande affaire méthodologique des sciences humaines au XIXe siècle.
L'affirmation d'un oubli radical de la langue originelle, formulée par quelques auteurs dont Dante, pourrait ainsi évoquer, dans des textes et des contextes tout différent, l'institution, au XIXe siècle, d'une philologie comparée, d'une linguistique qui appellera à construire des fictions techniques plutôt qu'à repérer des faits de langue dans les sources anciennes. On abandonne — certains auteurs abandonnent, faudrait-il dire —, la course aux langues du Paradis pour lui substituer des recherches philologiques visant à construire des racines linguistiques sans espérer pour autant les identifier dans les archives de la plus ancienne humanité. Ceci n'a pas empêché ce même XIXe siècle de mettre en œuvre de fécondes productions en matière d'étymologies fabuleuses : voyez Pierre Larousse et Émile Littré.

De l'oubli à l'infidélité positive



Peut-on lire dans les vieux textes disant l'oubli de la langue adamique une amorce de ce que seront les pensées positives modernes ? Faut-il considérer que l'oblivio linguistique est le précurseur de l'astérisque des comparatistes, indiquant par ce signe la construction d'une racine linguistique — étoile philologique soulignant une mémoire sans archives et la part d'oubli d'un vocable, perdu à tout jamais ? Là n'est sans doute pas le problème : il ne s'agit pas ici d'une recherche, au demeurant impertinente, des précurseurs des sciences linguistiques. Il reste que l'affirmation de cet oblivio adamique peut apparaître comme une fiction technique proposant de substituer, à une trace linguistique du verbe divin, l'assurance d'un oubli irrévocable, puisque, comme l'écrit Dante, après Babel, il ne reste précisément rien-nil aliud oblivio, " rien d'autre que l'oubli " de cette langue adamique. Ainsi, par contraste, l'idée singulière d'un tel oblivio radical apporte un nouvel éclairage soulignant, dans les innombrables exégèses certifiant la permanence de souvenirs édéniques après Babel, une forme de résistance théologique à l'oubli du primordial.
Ce type d'oblivio permet ainsi la mise en évidence des tensions internes structurant l'érudition théologique. La lecture d'Augustin linguiste peut en offrir une illustration exemplaire : la langue d'avant et d'après Babel, sorte de continuum, devient alors un lieu névralgique où s'inscrivent tout à la fois la mémoire et l'oubli.

Augustin dit en effet que la mémoire conserve en dépôt ce que l'oubli (oblivio) n'a pas enseveli (sepelivit), ce que la mémoire n'a pas dévoré(absorbuit). Il exalte la puissance prodigieuse de la mémoire, avec ses vastes palais. C'est dans ce sanctuaire infini que surgit le miracle du souvenir. On peut ainsi retenir " l'image des sons qui composent les mots ". Mais il ne faudrait pas prendre les sons des mots pour les idées qu'ils signifient : les sonos verborum (les sons des vocables) sont du grec ou du latin, " mais les idées ne sont ni grecques, ni latines, ni particulières à quelque autre langue ". On entend ici l'écho de l'Épître aux Galates quand Paul dit : " Il n'y a pas de Juif ni de Grec... ".
Dans cette mémoire, qui " est comme l'estomac de l'esprit ", on ne trouve pas que les sons, les images, mais également " les affects de l'âme " ; dans les plus secrètes de ces mémorables cavernes se trouve archivé, classé par genre, tout ce que l'oubli n'a pas englouti. Mais peut-on jamais oublier quelque chose ? Sans doute. Cet oubli, on peut alors le désigner, le nommer (oblivionem nomino). Il existe en quelque sorte une memoire d'oubli. D'ailleurs, pour reconnaître un objet perdu, il faut s'en souvenir : " Si je n'avais pas conservé le souvenir de l'objet perdu (...), je ne l'aurais pas retrouvé ". Enfin, " quand nous oublions (obliviscimur) et que nous cherchons à nous rappeler, où cherchons-nous (...) sinon dans la mémoire elle-même ! "
On peut donc se souvenir d'avoir oublié quelque chose, se souvenir de l'oubli. Cette chose n'est jamais totalement sortie de la mémoire. " À partir d'un fragment conservé, on cherche le reste ". Quand on se remémore un oubli, " sont présents à la fois la mémoire — par laquelle je me souviens — et l'oubli, dont je me souviens. "
Dans ces pages célèbres des Confessions, les jeux de la mémoire et de l'oubli permettent aussi à l'auteur de construire sa raison théologique. En affirmant que " la mémoire retient l'oubli ", en montrant que la recherche d'un souvenir perdu serait impossible si l'oubi en était absolu, l'évêque d'Hippone rappelle à son lecteur combien la mémoire et l'oubli sont également gouvernés par la Providence. Même le défaut de mémoire est ainsi dirigé par le saint Esprit. Ce qui s'oublie dans l'infinie variété des vocables surgis à Babel, Augustin sait que seule la langue du cœur peut en autoriser l'éternelle mémoire.
Pour Augustin, rien, jamais, ne s'oublie, tant il est vrai que les palais de la mémoire sont construits et habités par un absolu divin. L'oubli a donc ici ses limites, et l'oblivio d'Augustin ne correspond jamais à une table rase que suppose le nil aliud primordial de Dante.
Au XVIIe siècle, Richard Simon, l'un des fondateurs de l'exégèse critique, écrit en 1689, dans son Histoire critique du texte du Nouveau Testament, que dans la mesure où Augustin ne peut pas attribuer aux Évangélistes " un défaut de mémoire ", pas plus d'ailleurs qu'aux Prophètes, autres témoins de l'Écriture sainte, le Père de l'Église doit bien admettre que " la mémoire et l'oubli sont également gouvernés par le saint Esprit, l'oubli est alors aussi utile que la mémoire ". L'oubli d'Augustin n'efface rien. Les puissances du mémorable se trouvent ainsi au principe même du théologique. Comme pour les structures de la langue adamique, dont tant d'auteurs ont voulu penser les modes de transmission, au-delà du traumatisme de Babel, à toutes les langues humaines, quelque chose de primordial doit demeurer inaltérable dans la mémoire linguistique des mortels. Ceci, pour que le message du Christ, qui est le grand Médiateur, puisse circuler et être communiqué à tous. Cette traversée linguistique, cette inscription instantanée, universelle, d'un même message, ne résulte pas alors de l'internet mais de réseaux, aujourd'hui bimillénaires, qui ont pris leur essor ce " jour de la Pentecôte " dont Luc fait le récit : " Les langues de feu " métamorphosent alors " le charabia " en un " parler en langues " quand l'Esprit de Dieu fond sur les apôtres.
Tentative salvatrice, la Pentecôte serait-elle une réparation chrétienne de la confusion des sens qui a eu lieu dans la Babel hébraïque ?
Interrompons. J'ai voulu proposer quelques rudiments de l'histoire d'un mot, oblivio, dans un contexte privilégié, celui de l'historiographie linguistique. Plus précisément, il s'agit de cet oblivio identifié à l'épisode de Babel par quelques auteurs. Babel : lieu critique des puissances du langage et, dans le mythe biblique, moment important dans la constitution d'une genèse politique de l'humanité.
Dans l'histoire des sciences humaines, les mots sont d'étranges outils techniques : à la fois porteurs de fictions, ils sont également saisis par leur propre histoire sémantique, qui les transforme. Aussi, les mots constituent-ils des conservatoires en mouvement, permettant de développer des savoirs à leurs propos, tout en incitant à l'exploration historique des imaginaires humains. Outils techniques, ils sont aussi lieux de fictions et instruments de savoirs inédits. Oblivio, en latin, signifie d'abord l'action d'oublier, et donc l'oubli. Le verbe obliviscor veut dire à la fois oublier, ne plus penser à, perdre de vue ; mais ce verbe signifie aussi quelquefois " être infidèle à une règle de conduite ".
Cette forme d'infidélité à une règle de conduite dogmatique a pu être constitutive d'un savoir critique. Ce sont les conditions esthétiques de l'exercice d'un tel savoir qui m'intéressent dans cette recherche à peine entamée sur oblivio — enquête donc sur quelques formes rigoureuses de l'infidélité à une mémoire primordiale.


1. . Je laisse à ma conférence du vendredi 13 mars 1998 le style oral de sa première destination, lors de ces journées amicales du colloque Alliage consacré à " L'écrit de la science ". Les propos qui suivent font partie de problèmes, en cours d'élaboration, étudiés dans mes séminaires à l'École des hautes études en sciences sociales. Dans ces pages, on ne trouvera aucune annotation. Pour quelques sources et des références bibliographiques, outre l'ouvrage d'Umberto Eco sur La recherche de la langue parfaite, Seuil,1994, on peut se reporter notamment à M. Olender, Les langues du Paradis. Aryens et Sémites : un couple providentiel, préface de Jean-Pierre Vernant, collection " Hautes études ", Gallimard/Seuil, 1989 (repris dans la série Points-essais num. 294, 1994). D'autres indications " Sur l'oubli linguistique ", dans ma contribution à La conscience de soi et la poésie. Poésie et rhétorique, colloque de la Fondation Hugot du Collège de France, réuni par Yves Bonnefoy. Actes rassemblés par O. Bombarde, Paris, Lachenal & Ritter, 1997, p. 267-296 (repris dans L'inactuel 1, 1998, éd. Circé).





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