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ALLIAGE


Alliage, numéro 35-36, 1998


Les interstices des

cultural studies



Bernard Traimond (1)


Mon propos a pour but de montrer que la parodie de Sokal n'a pu se construire que dans le domaine des cultural studies. Je garde le terme anglosaxon afin de bien souligner que ces études s'inscrivent dans l'organisation du savoir propre à ces pays et dont, pour le pire et le meilleur, l'équivalent n'existe pas en France. La création d'une discipline, marque du dynamisme de la recherche, a de nombreux avantages en particulier en offrant de nouveaux objets ou en établissant des liens entre des thèmes préalablement séparés, mais par contre, cela peut parfois contribuer à désarmer les chercheurs face à des aventures de type Sokal. En particulier, cette création fait courir deux dangers : celui de l'éclectisme d'une part et celui de la perte des savoir-faire déjà maîtrisés d'autre part. Ainsi, pour donner un exemple, l'histoire qui s'est constituée par la lutte contre les faux documents, sait combattre les supercheries grâce à une attention soutenue à la qualité de ses sources et à la hiérarchisation des informations utilisées. N'ayant pas ce souci, l'anthropologie a été victime de plusieurs escroqueries au cours de son histoire (Traimond). Récentes, vulnérables et hétérogènes, les recherches interculturelles ne pouvaient que tomber dans ce type de difficultés et Sokal a pu publier sa fameuse parodie.

Pour expliquer cette situation nous allons essayer de rappeler pourquoi cette nouvelle discipline s'est créée, afin d'en souligner les forces et les faiblesses et de déterminer les conditions permettant d'échapper aux supercheries.


Les études culturelles



L'ouvrage de Richard Hoggard, La Culture du pauvre, de 1957, se trouve à l'origine des recherches interculturelles d'autant que son auteur a fondé à Birmingham, avec Raymond Williams et E.P. Thomson, le Centre for Contemporary Cultural Studies. A la fin des années cinquante, il s'agissait d'imposer au monde académique un lieu de rencontre entre différentes démarches et objets, le marxisme, l'économie politique, l'histoire, la littérature et la théorie sociale comme nous le disent Ferguson & Golding (2) et aussi Pierssens dans le présent ouvrage. Développée dans les pays anglo-saxons, cette nouvelle discipline apparaît surtout à nos yeux comme la simple ethnologie des sociétés occidentales en opposition avec d'autres disciplines institutionalisées dans les universités anglo-saxonnes, le folklore attaché au monde rural ou en tout cas archaïque, la mythologie et l'anthropologie vouée aux sociétés exotiques. Le titre anglais original de l'ouvrage de Hoggard est The Uses of Literacy (3). L'anthropologie européaniste, comme on dirait en France, utilise nécessairement les catégories et les démarches élaborées dans d'autres espaces mais les pays anglo-saxons n'assimilent pas les recherches interculturelles à cette discipline. D'un côté, cela les libère partiellement de certaines pesanteurs comme la référence idéologique et administrative aux grands ancêtres comme Lévi-Strauss en France. Cela permet d'induire des thèmes et des normes échappant sinon au dogmatisme, du moins à l'académisme. Développer une discipline en marge des domaines institutionnalisés permet de s'abstraire de ces lourdes contraintes. Mais de l'autre, nécessairement, cette liberté indispensable ouvre la porte à n'importe quelle aventure.

En effet, entre la micro-observation qui caractérise les méticuleuses analyses de Hoggard et l'économie politique qui travaille dans l'espace de la nation, la rupture l'emporte sur la continuité. Non seulement, la diversité des échelles introduit une irréductibilité des points de vue mais l'hétérogénéité des catégories utilisées conduit à des analyses opposées. Il semble que ce type d'obstacles ne perturbent pas les recherches interculturelles anglo-saxonnes.

Par contre, en France, alors que l'actuelle anthropologie ne se réfère guère ni dans sa démarche, ni par ses objets, au trio français (Bourdieu, de Certeau, Foucault) si connu dans les pays anglo-saxons, ces trois auteurs ont involontairement contribué au développement des recherches interculturelles comme le souligne During, même si l'on ne peut que regretter avec Giordana Charuty que Foucault ait une si faible influence dans l'ethnologie française (4). Ils illustrent en effet des traditions académiques différentes, sociologie, histoire et philosophie, même si, par leur formation ou leurs recherches, ils traversent les frontières. Tous trois, philosophes de formation, agrégation pour Bourdieu et Foucault, licence pour de Certeau, ils se tournent le premier vers la sociologie, l'autre l'histoire et le troisième, l'histoire, la théologie et la psychanalyse. Cet éclatement des parcours et des préoccupations ont fait qu'en France, même si l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ou le Collège de France les ont fait se croiser, ces auteurs ont eu des itinéraires différents et des influences diverses. Même si les trois ont plus ou moins enseigné aux USA (de Certeau fut professeur à l'Université de Californie de San Diego de 1978 à 1984), il faut s'interroger sur les liens qu'ont pu leur trouver les Anglo-saxons. On peut en avancer trois:

1 - Un objet : l'anthropologie des sociétés occidentales avec l'étude des cultures contemporaines qui constituent l'objet des recherches interculturelles en excluant les civilisations exotiques.

2 - Une démarche : le refus du positivisme (5) en rupture avec l'épistémologie stalinienne ou scientiste.

3 - Un centre d'intérêt privilégié : l'étude des formes du pouvoir, ses sources, son exercice et sa reproduction.

Ils rompaient aussi avec les topiques des années soixante, un certain marxisme, le structuralisme et l'holisme que ces démarches impliquaient. Ils préféraient souvent les micro-études fussent-elles celles des textes, aux vastes panoramas, dont l'ampleur n'apparaissait que par l'analyse méticuleuse.

Séparés en France, les trois auteurs cités plus haut ont donc été réunis par les Anglo-saxons afin de constituer une discipline dont l'intérêt ne fait pas de doute. Par contre, les démarches suivies apparaissent hétérogènes. En effet, de grandes divergences opposent les trois auteurs français. Les uns s'intéressent surtout aux représentations (Foucault), les autres davantage aux pratiques (Bourdieu); certains travaillent souvent sur de grands ensembles (Bourdieu), d'autres préfèrent la micro-observation (de Certeau). En fait, les recherches interculturelles réunissent des paradigmes, des méthodes et des objets forts différents les uns des autres, ce qui apparaît à la simple lecture des ouvrages classés dans cette rubrique. Toutes les matières des sciences sociales sont appelées à la rescousse, philosophie, histoire, anthropologie, sociologie, critique littéraire et artistique, économie politique.

Ne nous y trompons pas. Pour employer une analogie, la place académique des recherches interculturelles ressemble, toute proportion gardée, à celle occupée par l'école des Annales en France qui conjoint, non sans un certain éclectisme, l'histoire quantitative et l'analyse symbolique et qui se caractérise par un dynamisme et une créativité incontestables. Simplement, à la différence des sciences sociales, l'histoire a appris depuis des siècles à se défendre contre les supercheries.

En fait, le seul point commun à l'ensemble de ces recherches est le refus du positivisme. Mais au lieu de le combattre au sein de chaque discipline institutionnalisée selon les règles académiques, de maintenir la fiction, qu'au sein de l'institution seule, la qualité des arguments l'emporte, à côté des anciennes disciplines, les Anglo-saxons ont préféré en développer une nouvelle, fondée sur une nouvelle démarche, sur une épistémologie non positiviste. Ainsi, les blocages académiques ont été contournés et surtout les sciences sociales se sont dotés des moyens de se renouveler. En retour, comme le montrent Marcus & Fisher (op. cit.), ces démarches ont vivifié les anciennes disciplines comme l'anthropologie en les obligeant à s'adapter aux nouvelles recherches. Les recherches interculturelles posent ainsi la question de la stratégie à adopter pour modifier une situation au sein des instances académiques : faut-il intervenir de l'intérieur ou de l'extérieur ? Dans les sciences sociales, à la différence des Français, les Anglo-saxons ont choisi avec succès la seconde solution.


La traversée des disciplines



En effet, la juxtaposition d'auteurs et de thèmes hétérogènes a d'incontestables avantages. Catégories, objets et démarches peuvent ainsi circuler d'un domaine à un autre, les anciennes problématiques se renouveler et se vivifier au contact des autres, se nourrir de concurrence et de complémentarité. Qui pourrait nier tout ce que Foucault apporte (ou devrait apporter) aux sciences sociales d'aujourd'hui ?

Mais cet enrichissement est guetté par les risques d'éclectisme et, en définitive, d'appauvrissement. Pour illustrer ce danger reprenons l'exemple ancien relevé par Alexis Michel (6). Quelques pages des Structures élémentaires de la parenté de Lévi-Strauss ont été rédigées par un mathématicien important, André Weil. Or ce travail, s'est effectué au moyen de mathématiques du niveau de la licence, c'est-à-dire grossiers et simplistes par rapport aux instruments utilisés par le mathématicien dans ses propres recherches, et même insuffisants pour une thèse de mathématiques. Ainsi, du point de vue des mathématiques, l'appauvrissement est considérable alors que du point de vue de l'anthropologie, ces pages n'apportent aucune nouveauté. On sait en quoi consistait le projet de Lévi-Strauss aujourd'hui dépassé : en mathématisant l'anthropologie à l'image de la physique, il pensait faire accéder la première discipline au statut de science entendu au sens de" discours vrai". Cet objectif étant abandonné de nos jours, ce télescopage devient ridicule.

Cela ne signifie surtout pas que la rencontre de ces disciplines ne soit pas féconde quand elle se déroule dans certaines circonstances. Pour illustrer ces nécessaires exigences prenons un exemple, celui du séminaire qui, depuis 1976, réunit à Bordeaux l'UFR de philosophie, l'Ecole doctorale de mathématiques et d'informatique et le Centre d'Etudes et de Recherches Ethnologiques, chaque instance appartenant à une université différente. Les promoteurs considèrent cette confrontation comme un succès car elle respecte des protocoles précis. Cet exemple pris parmi d'autres souligne qu'il ne s'agit pas d'introduire les mathématiques dans la philosophie, l'anthropologie ou l'inverse mais de montrer aux chercheurs des trois disciplines des formes de réflexions différentes de celles qu'ils connaissent. Eventuellement, ils pourront les utiliser ne serait-ce que par analogie ou détournement dans leur propre domaine selon leurs besoins et dans le respect de leurs propres paradigmes. Certainement, l'auteur de l'idée ou de la démarche aura bien du mal à les reconnaître dans ce nouveau contexte ; elles auront certainement été reconstruites, bouleversées voire dénaturées. Il s'agit donc de s'approprier des idées trouvées ailleurs pour vivifier par l'enrichissement ou l'opposition sa propre discipline au moyen d'une lecture vagabonde, cahotique voire" malhonnête" des propos avancés dans d'autres domaines.

Leroy Ladurie disait naguère que l'histoire était une" discipline prédatrice" qui cherchait ailleurs, et à l'époque surtout dans l'anthropologie, les instruments de son propre renouvellement. Mais, et cela en explique le succès, cette démarche s'effectuait dans le cadre de sa propre tradition en se fondant sur ses propres paradigmes quitte, en l'occurrence, à les modifier. Il ne s'agit pas de juxtaposer des méthodes ou des thèmes, de rompre les nécessaires barrières entre les disciplines, au contraire, mais de faire franchir, en contrebande, des idées quitte à les modifier au passage. Quand, dans L'Etre et le Néant, Sartre citait Heisenberg pour justifier l'interactionnisme (selon des termes qu'il n'utilisait pas), il est peu probable que le physicien ait approuvé l'usage de ses propositions. (7) Contre cette légitime condamnation, l'essentiel est qu'elles aient fécondé la réflexion du philosophe. Seul importe le résultat.

De plus, dans tous les cas, savons-nous vraiment ce que nous écrivons ? Entre les difficultés de la rédaction, la nécessaire liberté du lecteur, l'arbitraire du signe où qu'il soit, ce qui est transcrit ne doit jamais se limiter au monde rabougri de l'auteur. La lecture doit surprendre et chacun est en droit d'utiliser tout texte selon son goût, ses besoins et surtout son plaisir. Il n'y a pas une bonne façon de lire mais toutes sont légitimes dans la mesure où elles deviennent créatrices.

La revue Social Text ajoute à ces objectifs deux projets encore plus ambitieux dont on ne peut que la louer.

En premier lieu, elle cherche à associer les praticiens à la recherche en prenant en compte dans sa réflexion les paroles des usagers, les discours naturels (au sens de langue naturelle) maintenant par là une tradition de l'anthropologie.

En second lieu, elle cherche à étendre aux sciences dures l'épistémologie interactionniste des sciences sociales à l'image des préoccupations des physiciens quantiques de l'Ecole de Copenhague du début du siècle.

On comprendra sans peine que nul ne maîtrise l'ensemble des champs qu'un projet d'une telle ampleur se propose d'examiner pour la simple raison qu'il s'agit de champs de recherche nouveaux avec tous les risques que cela implique. Est-il besoin de rappeler que l'innovation entraîne nécessairement des erreurs ?


La maîtrise des savoirs



En un mot, la migration des concepts constitue un moyen de renouvellement des disciplines, une nécessité scientifique et une situation inévitable. Ce nomadisme nécessaire peut s'accorder parfaitement au refus de l'éclectisme. En effet, la juxtaposition de savoirs hétérogènes se distingue de l'appropriation de notions étrangères même si ces dernières modifient les paradigmes de la discipline. Dans le second cas, l'introduction est calculée, justifiée, novatrice. Par contre, dans le premier cas, nul ne maîtrise la totalité des démarches, des méthodes et des concepts utilisés.

Or nous avons le sentiment que les recherches interculturelles relèvent de la juxtaposition d'objets et de concepts hétérogènes dans le but de rassembler, d'empiler les études culturelles sur la société occidentale. Plutôt que de transposer dans le Nord des démarches que l'anthropologie a utilisées avec succès dans le Sud, les recherches interculturelles ont rassemblé comme le font chez nous la géographie ou les sciences politiques un ensemble de données issues de traditions académiques divergentes. Par contre, elles les unifiaient dans le refus du positivisme. Ainsi, se trouvent assemblés non seulement les trois auteurs déjà cités mais aussi Adorno, Derrida, Lyotard, Rosaldo et bien d'autres. Dans ce bric-à-brac, chacun peut trouver, selon ses exigences, ce dont il a besoin. Mais nul ne maîtrise la totalité des paradigmes et des concepts qu'utilise la discipline.

Dès lors, cette dernière devient particulièrement vulnérable face aux parodies comme celle de Sokal. Cela conduit à faire confiance, à croire les gens sur parole, à se protéger derrière l'autorité de l'auteur, mécanismes que la sagesse académique a toujours refusé. L'ampleur du champ abordé par les recherches interculturelles oblige à rompre avec les normes élémentaires de la prudence. Généralement, le résultat est positif jusqu'à ce qu'un faussaire, utilisant les failles du système, se faufile dans les fissures ainsi crées dans le but de déconsidérer l'ensemble de la démarche.

L'ironie, la dérision, constituent d'excellents moyens de dégonfler les baudruches et de révéler la nudité du roi. La dénonciation par tous les moyens, y compris la supercherie, des insuffisances de n'importe quelle matière constitue une nécessité dont tout le monde profite : la discipline qui rectifie ainsi son parcours, les victimes qui modifient leur démarche. En revanche, profiter des inévitables difficultés d'une recherche pour la disqualifier non par des arguments académiques mais par une plaisanterie constitue une procédure moralement condamnable. Si la discipline mérite de disparaître, les batailles académiques dont se nourrit la recherche peuvent parfaitement répondre aux difficultés en soulignant les insuffisances d'une démarche et la nécessité d'y renoncer. C'est cette procédure que nous utilisons en ce moment contre le positivisme, et partant, contre Sokal. Mais utiliser la parodie pour dénigrer un travail fécond et nécessairement discutable, et par opposition justifier indirectement une épistémologie académiquement disqualifiée, nous semble scientifiquement et moralement inacceptable.




1. . Professeur d'Anthropologie au Centre d'Etudes et de Recherches Ethnologiques, Université Victor Segalen Bordeaux 2, 3 ter, place de la Victoire, 33076 Bordeaux.
2. . Marjorie Ferguson & Peter Golding, Cultural Studies in Question, Sage, Londres, 1997
3. . Le terme est d'ailleurs repris en 1963 par Jack Goody dans un article écrit avec I. P. Watt," The Consequences of Literacy" publié dans Comparative Studies in Society and History, 5 (1963). Cependant, travaillant surtout sur l'Afrique, le grand anthropologue anglais n'est jamais évoqué dans le cadre de la discipline naissante.
4. ." Le désintérêt de l'ethnologie française pour les méthodes successivement mises en oeuvre par Foucault dans l'analyse des pratiques sociales est particulièrement manifeste dans le récent" état des lieux" de l'anthropologie établi par la revue L' Homme dont aucun des articles rassemblés ne mentionne les articles du philosophe même lorsque ceux-ci ont profondément renouvelé l'analyse d'objets qui, tels les pratiques politiques et les dispositifs de pouvoir, sont aussi aujourd'hui ceux de l'ethnologue." Giordana Charuty," La folie entre l'histoireet l'anthropologie", Terrain, 8 (avril 1987) p. 78.
5. . Cf. George E. Marcus & Michael M. Fisher, Anthropology as Cultural Critique. An Experimental Moment in the Human Sciences, Chicago & Londres, The University of Chicago Press, 1986, p. 179 :" Positivisme a commencé une longue carrière comme mot slogan. Dans les fréquentes polémiques contre le nouveau style des sciences sociales dominantes, il est souvent utilisé péjorativement. Placé dans une perspective qui associe le formalisme théorique aux mesures quantitatives , il considère les méthodes des sciences naturelles comme un idéal. Historiquement cependant, il peut se référer à certaines démarches complètement différentes comme, d'un côté, les travaux des positivistes français tels Saint-Simon et Auguste Comte, qui voyaient dans la sociologie la détermination à la fois des lois de la société et une nouvelle religion humaniste qui la guiderait, et, d'un autre côté, les travaux de logique positiviste du Cercle de Vienne qui cherchait à expliciter les règles de validité des énoncés scientifiques. Ces approches à but scientifique fondées sur des faits identifiables et des entités mesurables sont improprement appelées" positivistes" mais nous utilisons ce terme dans ce sens parce que, comme nous l'avons vu, la récente critique des tendances dominantes des sciences sociales l'a ainsi utilisé."
6. . Alexis Michel, Leçons de mathématiques. Comment faire une ethnologie des mathématiques ?, mémoire de DEA, Département d'anthropologie sociale/ethnologie, Université Victor Segalen, Bordeaux 2, 1997.
7. . Jean-Paul Sartre, L'Etre et le Néant, Paris, Gallimard, 1992 (1943), p. 355.



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